Les élèves de CPGE soutiennent leurs enseignants.
Contacter l'auteur de la pétition
G. Mandar
Premièrement, tout élève de classe préparatoire, faisant preuve d'un minimum de considération et d'intérêt envers ses professeurs, se rendra compte de la qualité du travail de ses enseignants; ainsi que la densité de l'apport intellectuel qu'ils nous offrent (cependant mérité par l'effort). Il est légitime que ce travail, non pas moindre, soit récompensé et non pas condamné.
De plus, même si la réforme ne concerne "a priori" que nos professeurs, le plus égoïste d'entre nous sera d'accord pour reconnaitre que les conséquences nous touchent indirectement, et que si nous n'apportons pas un minimum de soutient aux professeurs, c'est notre formation qui subira les répercutions !
Même si il ne s'agit que de signatures virtuelles, c'est avant tout un engagement et une lutte pour l'enseignement de qualité !
Une élève de classe préparatoire en plein épanouissement.
La prépa c'est vraiment un plus pour notre avenir. Et ce n'est possible que par notre travail et par le dévouement des profs qui nous entourent et nous soutiennent. Dévaloriser les profs de prépa, c'est menacer l'avenir de bon nombre d'entre nous.
Ce choix relève à mon sens d'une éthique tout à fait remarquable.
Re:
Des collègues n'ont pas de cours le lundi mais se sont déclarés grévistes. Les autres remettront aux élèves dans la semaine leurs copies corrigées, et les cours et corrigés de devoirs par mail ou photocopies.
Le travail continue donc, sans retard, malgré le mouvement de grève.
Vincent Peillon passe sur France 5 dimanche dans c politique. Il sera confronté aux internautes.
http://m.programme-tv.net/#pageHome/programme/culture-infos/r20059-c-politique/4567965-c-politique
voilà un lien vers le forum de "c politique". Je vous invite à déposer vos commentaires et à faire suivre. L'inscription prend 3 clics.
http://forums.france5.fr/france5/C-politique/liste_sujet-1.htm
1er mensonge : « les professeurs les plus touchés ne perdront pas plus de 3 à 5% de revenus ».
Archi-faux.
Les pertes s'échelonnent entre 1 et 17 % de la rémunération totale (voir tableau), malgré l'indemnité de 3 000 euros censée compenser ces pertes. Une majorité de professeurs verront bel et bien leurs revenus amputés de 10 à 15 %.
En sous-estimant à outrance la sanction financière qu'il impose aux profs de prépa, le ministre reconnaît implicitement qu'une telle baisse est inique et donc indéfendable. Sinon, pourquoi mentirait-il ? S'il assumait vraiment le contenu de sa réforme, il devrait au contraire se vanter de « casser les profs de prépa » ! Et si les pertes étaient si modestes, comme il le prétend, où seraient les gains prétendument attendus pour les ZEP ?
2ème mensonge : « les plus jeunes professeurs vont gagner avec cette réforme »
Archi-faux, c'est même le contraire !
Plus un professeur est jeune, plus la part des heures sup' et des colles est forte dans sa rémunération, son salaire de base étant plus faible. C'est donc au contraire les plus jeunes professeurs qui subiront les plus fortes pertes en proportion.
Bravo pour l’égalité et la solidarité entre les générations, monsieur Peillon !
Les candidats aux concours d'enseignement, toujours plus rares, apprécieront...
3ème mensonge : « les professeurs à la fois en lycée et en prépa vont gagner avec cette réforme»
Faux, évidemment.
Voici l'exemple même d'une phrase vague, générale, et finalement creuse.
Gagner quoi ? Plus d'argent ? Notre analyse montre l'inverse (tableau).
De la reconnaissance? Nous nous sentons méprisés comme jamais.
Quant aux professeurs du secondaire (prof. de lycée nous le sommes tous), ils vont perdre leurs décharges horaires au bénéfice de primes aléatoires, alors que leurs missions deviennent aussi floues qu'indéfiniment extensibles.
4ème mensonge : « Certains professeurs font trop d'heures supplémentaires, jusqu'à seize heures par semaine. »
Flagrant délit de mauvaise foi.
En classe prépa, les services des professeurs donc les éventuelles heures supplémentaires et colles qui vont avec, sont imposés par l’administration. Le poste est à prendre ou à laisser, avec toutes les heures qui vont avec.
Or, les heures supplémentaires coûtent beaucoup moins cher à l’administration que des heures-postes : si jamais M. Peillon trouve que certains ont trop d'heures sup, pourquoi ne nomme-t-il pas de nouveaux profs en prépa ?
Il s'agit donc bien de faire des économies en baissant la rémunération de notre travail, et rien d'autre.
5ème mensonge : en 2nde année, il n'y a plus cours après Pâques.
Faux.
Les professeurs préparent sans relâche les étudiants aux oraux durant les mois de mai et juin, certains allant souvent jusqu'à accompagner leurs étudiants aux épreuves, pour les soutenir, et cela parfois jusqu'en juillet !
6ème mensonge : « [il y a] une discussion avec les classes préparatoires pour mettre la transparence, de la justice et de l'équité »
(En novlangue dans le texte, George Orwell)
M. Peillon n'a discuté de rien avec nous, il nous place devant le fait accompli et précipite la réforme, sans négocier. Discuter, c'est imposer ?
Le ministre ment. Mentir, c'est dire la vérité ?
Il baisse brutalement les revenus d'une catégorie de fonctionnaires dont les résultats et l'engagement sont partout reconnus. L'injustice c'est la justice ?
Sa réforme crée de nouvelles inégalités entre les professeurs, bien plus fortes qu'auparavant. L'inégalité, c'est l'égalité ?
7ème mensonge : il n'a jamais voulu opposer les CPGE aux ZEP, il « reconnaît nos qualités et les conforte »
Faux.
C'est exactement ainsi que le laminage des CPGE a été présenté par le ministre : dégager des moyens au profit des ZEP. Or, Vincent Peillon ne s'est jamais caché, avant d'entrer au ministère, qu'il méprisait les classes prépa et leur élitisme supposé. Loin de nous conforter, il nous blesse et nous démotive.
Toute sa réforme n'est qu'une inqualifiable agression contre les classes préparatoires, pourtant plébiscitées par le public et considérées comme un précieux ascenseur social.
Après les profs de CPGE : à qui le tour ?
Diminuer les salaires des fonctionnaires, casser l'ascenseur social, décourager l'excellence... Est-ce donc cela votre programme, monsieur Peillon ?
| This discussion has been closed. |
Re: Ben oui !
#786: -
Bougez-vous !
Et les anciens étudiants aussi !