Pétition contre les 4 escalators de Pornic
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Re:
Qui dit cahier des charges dit appel à projet, voir appel d'offre, c'est à dire mise en concurrence. Qu'elles ont été les autres projets, pourquoi celui-là a-t-il été choisi (il l'a été, puisque le compromis est signé) ? Qui le sait ?
Patrick
Un seul escalator coûte entre 200 et 300 000 euros (les 4 coûteraient donc entre 800 et 1 200 000 euros).
A Pornic, au départ, l'achat est pris en charge par le promoteur immobilier, qui ne débourse que 100 000 euros pour le terrain et achète donc ces escalators, pour un montant total de prix de vente estimé à 700 000 euros (escalators et autres équipements publics autour du bâtiment pris en charge = 600 000 euros + versement de 100 000 euros). Ensuite, l'entretien et leur renouvellement seront à la charge de la commune.
Curieusement, on constate donc que le compromis de vente signé en décembre 2013 ne mentionne que deux escalators alors que les vues présentées par ce promoteur en montrent 4.
L'entretien d'un seul escalator coûte 12 000 euros par an à nos amis bruxellois qui en gèrent 573 (et doivent donc avoir des prix...). La durée de vie d'un escalator est théoriquement de 30 ans, mais une bonne partie de ceux du métro de Rennes (également pour partie en plein air) ont dû être changés au bout de 10 ans. En plus du coût de la maintenance, il faut prévoir ce renouvellement dans le calcul du coût total (bien sûr, le promoteur de cette opération - qui est d'abord une opération immobilière - ne paiera que la première fois...).
Escalator à Pornic
Le fond du problème
A la base de ce projet, il y a l’idée étrange que pour sauver la fréquentation des commerces de la ville haute, il faut ajouter 500 m² d’espace commercial supplémentaire, faciliter la circulation (escalators), et que le tour sera joué…. Ce raisonnement, c’est un peu comme croire que plus de sucre va améliorer le sort d’un diabétique, que plus de charcuterie va faire baisser le taux de cholestérol.
Les touristes sont des gens obstinés : ils vont vers des lieux touristiques, et incidemment, ils achètent des choses quand un commerce se présente.
Qui peut penser que la construction d’un Auchan place Saint Marc à Venise améliorerait la fréquentation des commerces du lieu ? Car ici, il s’agit bien de ça : supprimer une partie du charme touristique de Pornic en construisant un immeuble massif de plus à la place d’un espace touristiquement attractif (suppression de la découverte du port, de Gourmalon et du château depuis la ville haute, mais également de la vue sur la chapelle depuis le quai l’Herminier et Gourmalon).
Le problème est pris à l’envers : lorsqu’il y aura un puissant attracteur touristique dans la ville haute, alors les commerces marcheront bien. Les commerces eux-mêmes ne seront jamais un attracteur touristique, pas plus à Pornic qu’à Venise !
Que font les touristes à Pornic : ils vont sur le port, sur la corniche, profitent du paysage, flânent. J’ai ai vu assez peu se promener avec des cabas au lieu d’appareils photo. On en voit également assez peu se promener dans les lieux récemment aménagés et bien en ordre : peu de personnes dans le jardinet devant l’hôpital rue Foch, bien peu de personnes dans celui de la ria, comparé aux foules compactes qu’on croise sur la corniche entre ancien et nouveau port, et bien sûr sur le quai Leray.
Alors, pourquoi ne pas « capitaliser » sur ce qui existe et aider à l’émergence d’un attracteur touristique dans la ville haute avec et autour de La Chapelle, par exemple ? Mais dans ce cas, il faudrait préserver la vue, ne pas construire en vis-à-vis de cette chapelle un immeuble et s’appliquer à préserver le patrimoine pornicais : les touristes sont obstinés, ils préfèrent les choses un peu anciennes et de cachet aux nouveautés clinquantes et peu différentes de ce qu’ils trouvent à deux pas de chez eux (un centre commercial….). Changer les touristes sera difficile, alors, il serait peu être bon que les élus changent de point de vue et cessent d’être fascinés par les propositions mirobolantes (mais intéressées….) des promoteurs immobiliers.
Comment les arrêter ? pensons à interpeller les candidats avant de lâcher les bulletins de vote !
obscur
Le maire actuel est toujours prêt à vendre les terrains municipaux à des promoteurs qui saupoudrent leur projet d'un accès par escalator.
Les escalators de la gare de St Nazaire, extérieurs, sont restés 14 mois en panne, alors qu'en sera t'il si ce projet vient à terme ?
Et pourquoi tous ces projets se font ils toujours en catimini sans aucune concertation avec les habitants ?
Lorsqu'un pays ou une ville oublie de prendre soin de son passé, il ou elle n'a plus d'avenir.
Re: Soyons logiques
#25: Christian - Soyons logiques
Pour ça, il y a déjà la rue du Maréchal Foch, en pente douce, facile à gravir, et avec des trottoirs larges...
remboursons d'abord la dette
La dette par pornicais est égale à trois fois la moyenne nationale, et ce n'est pas ce projet qui va la résorber, alors chaque chose en son temps… on rembourse d'abord et après on dépense. D'autre part, quelle est l'entreprise qui installerait ces escalators et en assurerait la maintenance ? si au moins c'était une entreprise locale...
Cabinet Cibles et Stratégies
Je confirme l'analyse du commentaire n° 64 ("obscur").
Le directeur du cabinet "cibles et stratégies" est photographié avec un entretien page 14 de Pornic Magazine n° 94 d'Octobre 2010, "costard cravate, jeune parvenu au compte en banque qui monte, montre Rolex, bague" avec en prime quatre tasses d'argent qui semblent sur la photo attachées à son arrière-train... Pour l'intelligence c'est beaucoup plus "discret"... Mon impression est que toute cette atmosphère actuelle est de plus en plus nauséabonde et que ça finira très mal.
Ouest France
Il reconnait donc que personne dans la population, à moins de considérer que celle-ci n'est composée que de commerçants, n'a été consulté.
Sur le côté "pas en catimini" des choses, rappelons l'enchainement des évènements :
- 2009 ; le maire lève la servitude de vue qui était attaché à ces terrains depuis 1964
- 2010 : le maire évoque dans la presse l'idée de relier la ville haute à la ville basse, "peut être avec des escalators"
- 2012 ; des travaux "de réflexion" sont réalisés avec le cabinet de pub et marketing "cibles et stratégie" et certains commerçants de l'association cap 210 (mais lorsqu'on interroge des commerçants, y compris lorsqu'ils sont membres de cette association, la plupart ne sont pas au courant... tous amnésiques ?)
- 2013 : conclusion de ces travaux ; mettons des escalators et construisons 500 m² de zone commerciale pile poil devant la Chapelle, plus 9 logements pour faire bonne mesure.
Alors, d'accord avec Mr Boennec : poursuivons la "concertation", mais que cette fois elle ne se fasse pas entre lui-même et lui-même.
Re: ZPPAUP
Il faudrait se plonger dans les documents d'urbanisme. On est au voisinage du château, dans ce qui est ou fut une ZPPAUP, zone dans laquelle l'avis de l'architecte des bâtiments de France est obligatoire. Mais la législation est peut-être devenue plus souple, cela a été évoqué évidemment à propos du PLU récemment adopté. Voici un lien vers une étude sur ce sujet:
http://www.outil2amenagement.certu.developpement-durable.gouv.fr/la-zppaup-decryptee-par-denis-a628.html
Sur le port pour les contraintes imposées aux commerçants, il faudrait voir le document écrit, s'il existe, signé entre la mairie et chaque commerçant. La communication officielle a été relative à une "charte", pas un contrat de droit.
Et on a fait venir, aux frais de la collectivité, "un artiste plasticien", ça devait être du même acabit que "Cibles et Stratégies"... La future équipe aura fort à faire pour analyser la situation d'ensemble, et un audit serait le bienvenu. Bon courage à elle...
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