Pétition unitaire Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE)
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Re: Re:
#2097: Normalien prof en fac - Re:
Ben voyons, elle est juste parce qu'elle ne vous touche pas! Bel esprit ...
Re: Re: Re:
60% des prepas, ça ne me semble pas être la "grande majorité" ...
Mon fils a été à Fermat (Toulouse) et il est dans une école du groupe A+, à Paris ; en ce qui concerne les écoles, çe ne me choque pas de voir les plus grandes à Paris, mais au niveau des prépas, il y a largement de quoi réussir en province.
Plus d'élite en France, la dégringolade au PISA...
Bientôt seuls les riches, et eux seuls, pourront continuer à se maintenir dans l'élite en payant de bonnes études à l'étranger à leurs enfants.
Voilà les effets néfastes de la gauche caviar !
Re:
#1886: Poissant Pierre, khâgneux AL -
"Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes." (Bossuet)
Pourquoi un agrégé (enseignant dans le secondaire) gagne-t-il plus qu'un certifié, tout en ayant une plus faible obligation de service ? Ne fournissent-ils pas le même travail, surtout lorsqu'ils enseignent tout deux dans un lycée ? Gagner plus est compréhensible : concours plus dur, plus d'argent. Mais travailler moins est injustifié.
Bonsoir Pierre,
Loin de moi l'idée de me rire du khâgneux en verve mais mal informé. Quelques précisions, à défaut.
Les agrégés ne sont pas censés "travailler moins" que les certifiés. Ils sont censés travailler prioritairement dans le cycle terminal du lycée (première et terminale) et dans l'enseignement supérieur. Telles sont les missions qui au départ justifient l'existence d'un concours bien plus sélectif que celui du CAPES. En France les obligations de service de la maternelle à l'université ont été établies selon le principe suivant : plus on avance dans le cursus scolaire, plus l'enseignement y requiert de spécialisation disciplinaire et de temps de préparation. Autre principe : les classes de première et de terminale étaient des classes à examen, elles engageaient donc un investissement et une responsabilité supérieurs de la part des enseignants qui en avaient la charge. D'où le fait que les obligations de service établies pour les agrégés sont inférieures à celles des certifiés; ils sont censés faire un autre métier, avec d'autres élèves, plus avancés dans le cursus.
La massification est passée par là. La réforme du bac aussi. L'augmentation bien plus rapide du nombre de certifiés que d'agrégés a encore affaibli le poids de ces derniers dans les syndicats. Or les syndicats ont choisi de défendre prioritairement la création de postes et la mobilité des certifiés, la possibilité pour eux d'enseigner à tous niveaux, y compris à l'université. Cela tombait fort bien, car on avait plus que jamais besoin de leurs (bons) services. Le calcul des obligations de service est cependant resté.
On peut très légitimement s'en émouvoir. On peut aussi s'émouvoir de ce que les jeunes agrégés ne se voient pas confier les classes pour lesquelles ils ont été recrutés dans bien des cas. On devrait s'émouvoir de ce que, le sachant, les jeunes les plus talentueux se détournent progressivement de l'agrégation. Peut-être cela sera-t-il votre cas?
Ce qu'il faudrait faire, c'est abaisser les obligations de service des certifiés dès lors qu'ils assurent les mêmes missions que les agrégés. Mais cela coûterait bien cher. Bien plus cher que ne rapportera la coupe vengeresse faite sur les salaires des profs de CPGE.
Merci pour votre soutien et votre regard critique quoi qu'il en soit.
Re:
C'est pas vrai ! Les enseignants aussi travaillent pour.... gagner un salaire ??? pffff quel monde
Test PISA en maths
Monsieur X, professeur dans un lycée français, a un salaire annuel de 30.000 Euros. Son ministre, Vincent Peillon, souhaite baisser ce salaire de 3000 Euros.
Vincent Peillon affirme que la baisse sera inférieure à 5%.
1) Es-tu d'accord avec le calcul du ministre ?
2) Quel est, en pourcentage, la baisse effective de rémunération à l'issue de cette "réforme" ?
3) Choisis, parmi les trois propositions (il peut y avoir plusieurs bonnes réponses ) :
a)Vincent Peillon ne sait pas compter
b)Vincent Peillon ment
c)Vincent Peillon est incompétent
Le principe général de la "réforme" est, pour n heures hebdomadaires effectuées chaque semaine par un professeur, de n'en payer que n-1.
La perte est donc de 1 heure sur n heures.
Vincent Peillon soutient que cette perte 1/n augmente quand n augmente.
4) Que penses-tu de l'affirmation du ministre ?
5) Trouve une relation simple entre la suite (1/n) et le niveau en Maths de Vincent Peillon.
Les tests Pisa sont importants pour l'avenir de la France.
Nous demandons qu'un test Pisa soit rapidement organisé pour tous les ministres de la République, et nous souhaitons qu'à l'avenir, ce test soit effectué avant les nominations.
Nous proposons, à titre gratuit pour ne pas aggraver le déficit de la France, des stages de remise à niveau en Mathématiques pour les ministres les plus gravement atteints.
Vincent Peillon sera le bienvenu.
Re: Re: Re: Re:
1/6iéme de la population d'un pays qui capte 60% des meilleures classes. Appelle ça comme tu veux, mais selon moi cela correspond assez bien à la définition d'une grande majorité (sans compter que 60% est la limite basse, selon les spécialités on est parfois à 80%).
Oui on peut réussir en dehors de Paris ... mais c'est plus compliqué. Concernant les écoles, perso, cela me choque. N'y a t-il pas un ministère de la décentralisation? Qu'ont-ils fait depuis 40 ans si ce n'est déplacer l'ENA à Strasbourg (non par souhait de décentralisation mais pour être plus près du parlement Européen).
Franchement si ce système était remis sur la table cela ne me génerait pas (et pourtant j'en sors). Mais s'en prendre aux profs (qui bossent et sont competents) et indirectements aux éléves (qui bossent comme des malades pendant 2 ans) c'est du dogmatisme idiot (oui je sais je viens de faire un pléonasme).
Re: Test PISA en maths
Re: Re: Re:
Oui certes mais il y a un truc auquel il faut penser: tout le monde n'a pas forcément envie d'aller dans des prépas prestigieuses ou d'intégrer des centrale ou des mines. J'ai fait ma prépa à Toulouse et très franchement j'avais aucune envie d'aller à Pierre de Fermat, j'ai été dans une petite prépa, sans beaucoup de pression, avec bien plus de matériel de chimie, physique et SI que beaucoup de prépas (c'est un lycée technique avec un grand pole chimie et physique, et aussi d'immenses ateliers pour la SI). Beaucoup plus de gens qu'on le croit se moquent complètement d'aller dans une prépa ultra prestigieuse.
J'ai finalement intégré l'ESTP (l'école que je visais, une A d'ailleurs) et je me retrouve dans la même promo que des gens qui sortent des plus grandes prépas. Finalement on est dans la même école, on a les même connaissances, aucune différence.
Voilà je voulais juste répondre sur ça parce qu'il me parait important que les gens réalisent que tout le monde ne rêve pas d'intégrer les écoles A+, et c'est aussi pour ça que les petites prépa existent. (et j'ai jamais prétendu être d'accord avec les conneries que le gouvernement nous pond sur les prépas)
Re: Test PISA en maths
Euh, je dirais que l'éléve Peillon est un tocard n'est pas prêt pour les classes prépas. J'ai bon?
Une explication claire
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/981462-professeur-en-prepa-je-risque-de-perdre-20-de-mes-revenus-nous-ne-sommes-pas-des-nantis.html#reagir
Re:
Merci, cher visiteur, ce soutien nous fait du bien, d'autant qu'il vient d'une personne extérieure à notre profession. Tous les professeurs de France se sentent depuis des années tenus pour responsables des maux de la société, subissant mépris, violence, insultes, agressions en tous genres, sans parler de la baisse continue de leur niveau de vie et donc de la considération d'une société trop obsédée par les valeurs matérielles (ainsi va le monde...). Il paraît, disent certains, que c'est parce que la profession s'est féminisée... En même temps on perçoit une sorte d'envie chez les plus virulents de leurs détracteurs. Cherchez l'erreur.
Mes collègues et moi en sommes venus à ne plus encourager les plus prometteurs de nos élèves à choisir la mission qui est la nôtre et en laquelle nous essayons toujours de croire. D'ailleurs les étudiants n'ont pas besoin de cela : un nombre de plus en plus faible d'entre eux désirent faire ce métier, comme en atteste la chute du nombre de candidatures aux concours de l'Education Nationale.
Mais ce n'est pas grave, bientôt sans doute, des robots feront cours à notre place. Gratuitement.
Re: Re: Re:
Regardez simplement le cv de Peillon et de ses conseillers : on enseigne vaguement un an ou deux et on quitte le plus vite possible ses fonctions enseignantes pour aller "se servir" de la république pour ses petits intérets. Comparez avec les professeurs des ZEP aux prépas, des collèges à l'université qui eux croient en leur métier et y restent. La perte d'efficacité de l'EN depuis vingta ans est due à son pilotage par des apparatchiks grassement payés et qui voudraient qu'on les suive les yeux fermés a;ors qu'ils nous envoient dans le mur. Il faudrait que ces irresponsables cessent de se planquer et assument leurs responsabilités : qui a conçu des programmes de physique au lycée affligeants conduisant à des sujets de bacs contenant des erreurs grossières ? qui a conçu une réforme du lycée laissant des centaines de jeunes professeurs reçus aux concours sans postes dans une discipline et à une avalanche d'heures supplémentaires dans une autre ? Le décret Peillon n'est que la partie émergée de l'iceberg de la non-gestion des ressources humaines : ses concepteurs chargés de rédéfinir nos métiers en ignorent tout.
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Re: Re:
#2073: - Re:
Paris, n'est pas la seule ville où il y a des prépas mais la grande majorité des prépas prestigieuses s'y trouvent (ou sa banlieu proche). C'est un fait.
Compte sur tes doigts et tu verras que dans les classements que tu donnes plus de 60% des prépas qui sont dans le top 10 sont à Paris ou aux alentours. Cela ne refléte pas la répartition de la population. C'est un fait.
Concernant les écoles d'ingés, 7 des 8 du groupe A sont à Paris. C'est un fait.
Un recent rapport de la cours des comptes montre qu'un lycéen coute €9000/an à Paris vs €6000 dans le sud de la France. Cette difference à été justifié par le ministère par ... les prépas.
Reste la répartition du travail dans le cursus, et beaucoup d'autre sujets qui font qu'il y a un vrai sujet de reflexion avec les prépas.
Maintenant, le gouvernement s'y prend (comme d'hab) n'importe comment et n'adresse pas les vrais questions de fond. Bien plus simple de faire du populisme à 2 balles comme les socialistes savent si bien faire.
De toutes façons, les gars qui font des prépas, feront des écoles, et les meilleurs se tirreront car cela devient vraiment invivable ici.