Pétition unitaire Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE)
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Merci à nos élites politiques !!
Postulez député européen
Il va être réélu on ne peut plus facilement :
Pour mémoire : résultats élections européennes 2009 circonscription sud-est (chiffres arrondis)
7 600 000 inscrits
4 600 000 abstentions
3 000 000 votants
100 000 blancs ou nuls
2 900 000 exprimés
420 000 pour le PS
soit 14,5% des bulletins exprimés
mais 5,5% des inscrits (pour 2 sièges au PS)
donc Peillon élu avec 2,75%
Facile je vous dis, bien plus que le CAPES ou l'AGREG en tous cas.
Et il donne des leçons!
À l'envers?
Le corps professoral - que je respecte pour ses compétences "techniques", moins pour le savoir être humain - semble vouloir s'accrocher au modèle d'enseignement actuel alors qu'il nécessiterait probablement une sérieuse refonte.
Il y a probablement d'autres alternatives pour repenser un modèle d'enseignement et de sélection plus ouvert, moins orienté sur le court terme, ne nécessitant pas la surenchère du bourrage de crânes bien faits, ou la destruction de la créativité de talents qui pourraient s'épanouir dans un environnement plus ouvert.
...et ceci à salaire des professeurs égal
Élève de classe préparatoire au lycée Victor Hugo, je suis scandalisé par cette nouvelle réforme qui, à défaut de diminuer les salaires des enseignants de CPGE, tend à dénigrer les classes préparatoires, qui demeurent, et cela a été souligné à de nombreuses reprises par de hautes personnalités (ex : Cédric Villani), la seule formation encore enviable de la France. L'acharnement actuel de l'état sur le corps enseignant traduit un certain mépris vis-à-vis de la profession qui, en France, n'est pas reconnue à sa juste valeur en comparaison aux autres pays de l'OCDE. Elle devrait au contraire être valorisée car l'accès à l'éducation est primordiale pour la santé d'un pays. Pour finir, je ne pense pas qu'il soit sage, dans le contexte actuel, de sacrifier l'un des fondements de notre République et encore moins de diviser la population...
Re: À l'envers?
#2408: Antiprepa - À l'envers?
Vous dites n'importe quoi.
Mr PEILLON, en 2010, est alors député européen et y annonce sa volonté de, purement et simplement, supprimer les CPGE. (remarque: tout en critiquant le salaire des prof de prépa, il s'est parfaitement accommodé des 10 165 euros mensuels de son indemnité de parlementaire hors primes !).
Cette suppression se ferait pour intégrer ces filières d'excellence en faculté sous couvert d'une ouverture de celles ci aux plus défavorisés. HERESIE!!
* La faculté n'assurera jamais le suivi prodigué par les CPEG (colles, DS...). J'y ai effectué mon troisième cycle universitaire, je sais de quoi il en retourne.
* à ce jour 30% des élèves sont boursiers en CPEG. C'est la seule formation permettant l'ascenceur social dans ce système éducatif de plus en plus clivé. Les enfants de parents dits "nantis" (qui payent l'Impôt sur le Revenu, sur les Sociétés...assurant aussi le financement de notre système éducatif) mettront leur enfants dans des établissements privés pour préparer les concours. Que pensez vous qu'il se passera pour les élèves boursiers qui seraient alors passés par la Fac pour se présenter aux concours?
Mauvais calcul politique ou dogmatisme idéologique contre les élites de ce pays? Je penche pour la seconde proposition pour ma part, si on suit le cheminement de cette réforme: présenter cette décision pour des raisons budgétaires en cachant son aversion pour cette formation des élites!
Tous avec les prof de prépa le 9 décembre!!
1er mensonge : « les professeurs les plus touchés ne perdront pas plus de 3 à 5% de revenus ».
Archi-faux.
Les pertes s'échelonnent entre 1 et 17 % de la rémunération totale (voir tableau), malgré l'indemnité de 3 000 euros censée compenser ces pertes. Une majorité de professeurs verront bel et bien leurs revenus amputés de 10 à 15 %.
En sous-estimant à outrance la sanction financière qu'il impose aux profs de prépa, le ministre reconnaît implicitement qu'une telle baisse est inique et donc indéfendable. Sinon, pourquoi mentirait-il ? S'il assumait vraiment le contenu de sa réforme, il devrait au contraire se vanter de « casser les profs de prépa » ! Et si les pertes étaient si modestes, comme il le prétend, où seraient les gains prétendument attendus pour les ZEP ?
2ème mensonge : « les plus jeunes professeurs vont gagner avec cette réforme »
Archi-faux, c'est même le contraire !
Plus un professeur est jeune, plus la part des heures sup' et des colles est forte dans sa rémunération, son salaire de base étant plus faible. C'est donc au contraire les plus jeunes professeurs qui subiront les plus fortes pertes en proportion.
Bravo pour l’égalité et la solidarité entre les générations, monsieur Peillon !
Les candidats aux concours d'enseignement, toujours plus rares, apprécieront...
3ème mensonge : « les professeurs à la fois en lycée et en prépa vont gagner avec cette réforme»
Faux, évidemment.
Voici l'exemple même d'une phrase vague, générale, et finalement creuse.
Gagner quoi ? Plus d'argent ? Notre analyse montre l'inverse (tableau).
De la reconnaissance? Nous nous sentons méprisés comme jamais.
Quant aux professeurs du secondaire (prof. de lycée nous le sommes tous), ils vont perdre leurs décharges horaires au bénéfice de primes aléatoires, alors que leurs missions deviennent aussi floues qu'indéfiniment extensibles.
4ème mensonge : « Certains professeurs font trop d'heures supplémentaires, jusqu'à seize heures par semaine. »
Flagrant délit de mauvaise foi.
En classe prépa, les services des professeurs donc les éventuelles heures supplémentaires et colles qui vont avec, sont imposés par l’administration. Le poste est à prendre ou à laisser, avec toutes les heures qui vont avec.
Or, les heures supplémentaires coûtent beaucoup moins cher à l’administration que des heures-postes : si jamais M. Peillon trouve que certains ont trop d'heures sup, pourquoi ne nomme-t-il pas de nouveaux profs en prépa ?
Il s'agit donc bien de faire des économies en baissant la rémunération de notre travail, et rien d'autre.
5ème mensonge : en 2nde année, il n'y a plus cours après Pâques.
Faux.
Les professeurs préparent sans relâche les étudiants aux oraux durant les mois de mai et juin, certains allant souvent jusqu'à accompagner leurs étudiants aux épreuves, pour les soutenir, et cela parfois jusqu'en juillet !
6ème mensonge : « [il y a] une discussion avec les classes préparatoires pour mettre la transparence, de la justice et de l'équité »
(En novlangue dans le texte, George Orwell)
M. Peillon n'a discuté de rien avec nous, il nous place devant le fait accompli et précipite la réforme, sans négocier. Discuter, c'est imposer ?
Le ministre ment. Mentir, c'est dire la vérité ?
Il baisse brutalement les revenus d'une catégorie de fonctionnaires dont les résultats et l'engagement sont partout reconnus. L'injustice c'est la justice ?
Sa réforme crée de nouvelles inégalités entre les professeurs, bien plus fortes qu'auparavant. L'inégalité, c'est l'égalité ?
7ème mensonge : il n'a jamais voulu opposer les CPGE aux ZEP, il « reconnaît nos qualités et les conforte »
Faux.
C'est exactement ainsi que le laminage des CPGE a été présenté par le ministre : dégager des moyens au profit des ZEP. Or, Vincent Peillon ne s'est jamais caché, avant d'entrer au ministère, qu'il méprisait les classes prépa et leur élitisme supposé. Loin de nous conforter, il nous blesse et nous démotive.
Toute sa réforme n'est qu'une inqualifiable agression contre les classes préparatoires, pourtant plébiscitées par le public et considérées comme un précieux ascenseur social.
Après les profs de CPGE : à qui le tour ?
Diminuer les salaires des fonctionnaires, casser l'ascenseur social, décourager l'excellence... Est-ce donc cela votre programme, monsieur Peillon ?
Re:
#2418: - A diffuser de toute urgence sur le site de l'émission C politique.
Re: Re: Re: Re: analyse d'Emmanuel Davidenkoff
Re: À l'envers?
#2408: Antiprepa - À l'envers?
Il y a évidemment des choses à améliorer - n'est-ce pas le sens du mot "réformer" - et je vous rejoins tout à fait sur le constat : cela ne se fait pas dans l'improvisation et la défiance, comme c'est le cas ici.
Un professeur de CPGE.
Re:
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Re: Re: Re: analyse d'Emmanuel Davidenkoff
#2396: - Re: Re: analyse d'Emmanuel Davidenkoff
Ce fiasco est malheureusement très représentatif de l'action de notre classe politique. Peillon n'est mu que par son ambition personnelle, son CV, cf Wikipédia est éloquent à cet égard. C'est un destructeur, qui pour exister médiatiquement dans le très court terme ne peut que détruire ce qui existe. Un homme d'Etat, un vrai, donne les bases pour construire l'avenir, il doit être un visionnaire détaché de sa trajectoire individuelle.
Peillon a choisi cette attaque pernicieuse contre les CPGE pour se sortir de la mauvaise passe dans laquelle il s'est fourvoyé (le temps scolaire, écran de fumée destiné à ne pas régler le fiasco pédagogiste). Il jette en pâture à une supposée vindicte populaire des profs admirables qui sont accusés d'être à l'origine des inégalités croissantes, eux qui sont le dernier espoir de tant de jeunes. Peu importe que la décision soit catastrophique à terme pour le pays, seule compte sa carrière.
Jusqu'à quand laisserons nous ces politiciens nuisibles gâcher le jeu démocratique? Il est temps, grand temps de changer les régles du jeu!