PÉTITION - initiée par des parents de l'école communale Claire-Vivre
Pour un accompagnement administratif des enseignants temporaires et le maintien de la continuité pédagogique dans notre école
Adressée à : Monsieur David Cordonnier, Échevin de l’Enseignement et au Conseil communal d’Evere
Qui sommes-nous
Nous, parents d’élèves de l’école communale Claire-Vivre Alpha et Oméga, soucieux de la qualité de l’enseignement et de la stabilité pédagogique offerts à nos enfants, souhaitons attirer l’attention du Collège communal sur une situation qui nous préoccupe profondément.
Le constat
Dans l’enseignement officiel subventionné, les enseignants temporaires sont tenus de renouveler chaque année leur acte de candidature auprès du pouvoir organisateur avant le 31 mai, sous peine de perdre leur statut de temporaire prioritaire et, par conséquent, leur poste.
Cette démarche, bien que prévue par le décret, ne fait l’objet d’aucun rappel systématique de la part du pouvoir organisateur. Un simple oubli administratif — lié à la charge de travail, à une situation personnelle difficile ou à une méconnaissance de la procédure — peut ainsi anéantir des années d’investissement professionnel au sein d’un établissement.
Une situation concrète qui nous concerne directement
Une enseignante de notre école, qui y exerce depuis dix années avec compétence et dévouement, est aujourd’hui menacée de perdre son poste en raison d’un oubli administratif survenu dans un contexte de situation personnelle difficile.
La commune a elle-même constaté l’absence du document trois jours après l’échéance et a contacté l’enseignante pour l’en informer. Celle-ci a immédiatement proposé d’apporter le document en personne. Le pouvoir organisateur a refusé cette régularisation. L’acte de candidature n’a donc jamais pu être déposé.
Les conséquences de cette décision sont lourdes, et elles ne concernent pas uniquement l’enseignante :
• Pour l’enseignante : la perte d’un poste occupé pendant dix années, avec toute l’insécurité professionnelle et financière que cela implique.
• Pour nos enfants : notre école pratique la pédagogie Freinet avec des classes verticales en maternelle (de la première accueil à la deuxième maternelle). Cette approche pédagogique nécessite une formation spécifique, une adhésion personnelle et un lien de confiance construit dans la durée avec les enfants et les familles. Remplacer cette enseignante par une personne non formée à cette pédagogie et non volontaire pour y travailler porterait atteinte à la qualité de l’enseignement.
• Pour l’enseignante qui serait affectée à sa place : elle se retrouverait dans un environnement pédagogique qu’elle n’a pas choisi et pour lequel elle n’est pas nécessairement préparée.
Nos demandes
Nous demandons au Collège communal :
1. Qu’une exception soit accordée dans le cas présent, en acceptant la régularisation de l’acte de candidature de l’enseignante concernée. L'oubli a été constaté trois jours après l'échéance et l'enseignante a immédiatement proposé de régulariser sa situation. Le pouvoir organisateur a refusé. Après dix années de service au sein de l'école, cette issue est disproportionnée pour l'enseignante comme pour l'ensemble de la communauté scolaire.
2. Qu’un mécanisme de rappel systématique soit instauré à destination de tous les enseignants temporaires de la commune, plusieurs semaines avant la date limite du 31 mai, afin qu’aucun membre du personnel ne perde ses droits statutaires pour un simple oubli administratif.
3. Qu’une réflexion soit menée en Commission Paritaire Locale sur la possibilité d’adopter un délai de régularisation raisonnable (par exemple cinq jours ouvrables) pour les actes de candidature transmis hors délai, lorsque l’enseignant est déjà en fonction au sein du pouvoir organisateur.
Nous sommes convaincus que l’intérêt des enfants, la stabilité des équipes pédagogiques et le respect du travail des enseignants doivent primer sur une application rigide d’une formalité administrative. Nous comptons sur la bienveillance et le bon sens du Collège communal pour trouver une solution équitable à cette situation.
À défaut d’une réponse satisfaisante, nous nous réservons la possibilité de porter cette question devant le Conseil communal par voie d’interpellation citoyenne.
Evere, le 22/06/2026
Les parents d’élèves de l’école communale Clair-Vivre, soutenus par des membres de la communauté éducative de l’école