Pétition unitaire Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE)
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Bouc émissaire
Bien sur pour cela messieurs les politiques, il faut avoir le courage de scier la branche de l'arbre sur laquelle vous étes confortablement assis, ne soyez pas conservateur.
Professeur de lettres classiques en classes péparatoires littéraires depuis 16 ans, soumise à deux programmes(culture antique en 1ère année, et littérature en 2ème année) qui changent annuellement, en heures supplémentaires contraintes depuis la suppression d'un poste en 2011, j'estime que la charge de travail qui m'incombe, qui a de lourdes répercutions sur la vie personnelle - environ 60 heures par semaine, et des petites et grandes vacances largement occupées à préparer les programmmes et tenter de rattraper un retard permanent- ne mérite pas un tel mépris ni une telle brutalité; nous sommes déjà très mal payés à l'Education Nationale, les enquêtes internationales le prouvent, et je n'admets pas qu'implicitement on m'accuse de voler l'argent que je pense mériter. Je suis par ailleurs solidaire de tous les collègues, quel que soit le niveau auquel ils enseignent, pour réclamer une vraie reconnaissance- y compris financière- de notre métier et de ses difficultés croissantes. Il faudrait aussi que les professeurs de CPGE aient un statut reconnu.
Re:
Les enseignants ont voté pour ce gouvernement. Ils en subissent les conséquences.
Je commence sérieusement à songer à quitter l'Education Nationale, afin qu'enfin mes compétences soient reconnues et rémunérées à leur juste valeur...
Témoignage
Maitenant retraitée, j'ai tenu à signer cette pétition car ancienne secrétaire générale de l'UPLS, j'ai enseigné de longue années les lettres en CPGE.Ce service suppose en toute honnêteté qu'on accepte de dépasser très largement les 35 h, qu'on évite au maximum les congés intempestifs( maladie, deuil,enfants ) de crainte de sacrifier un aspect du programme qui pourrait tomber à l'un des concours et de pénaliser ainsi une ou plusieurs classes de prépas. Quant aux vacances, elles sont largement grignotées par les exigences du métier ; les petites sont consacrées à la correction des concours blancs (jusqu'à 150 dissertations si on enseigne dans plusieurs classes) et les grandes permettent de travailler le nouveau programme qui change chaque année en lettres. La qualité de notre travail est évaluée par des étudiants exigeants, intelligents et motivés qui tolèrent mal négligence ou médiocrité.
Conclusion: Si le salaire diminue, autant demander des classes de 6 ième qui supposent moins de travail en dehors des cours et permettent de se consacrer à des travaux personnels.
Eliane LAFONT
Conclusion: main
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Audrey D. (prof de maths pas en prépa !)
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Re:
http://www.oecd.org/fr/edu/apprendre-au-dela-de-l-ecole/48640628.pdf
Non à la destruction du dernier bastion de l'excellence.
Pétition unitaire Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE)
Opposer ainsi des enseignants entre eux est lamentable.
Au lieu de dépenser de l'argent à tord et à travers, nos politiques feraient mieux de valoriser toutes les catégories d'enseignants sans les opposer entre eux ...
Nos gouvernants sont affligeants de non réflexion une fois de plus...
JP Coudert
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